
Le Basenji
Un esprit libre, qui demande une vraie rencontre.
Son histoire, sa santé, son standard et son tempérament — pour comprendre la race avant de l’accueillir.

Histoire
Une des plus anciennes races connues
Il est largement accepté que le Basenji est l’une des plus anciennes races connues aujourd’hui : des traces de son existence remontent au temps des pyramides, il y a environ 6 000 ans. C’est toutefois au 19ᵉ siècle qu’il a été découvert dans son habitat d’origine, le bassin du Congo, où il vit encore aujourd’hui auprès des peuples pygmées.
Les habitants du Congo en ont fait leur partenaire de vie et de chasse, une collaboration qui dure depuis des milliers d’années. Libre de se promener où bon lui semble, il peut dormir dans les huttes et se voit accorder la même valeur que les membres humains de la communauté. En échange, la meute aide les chasseurs et les suit en expédition. Naturellement alerte, il sert aussi de gardien au village. Étant silencieux par nature, les chiens portent une cloche autour du cou afin qu’on les retrouve une fois la proie encerclée. Le Basenji émet toutes sortes de sons — grognements, hurlements et vocalises bien à lui — mais il ne peut pas japper comme un chien domestique, car son larynx est plat.
La plupart des chiens domestiques ont été créés avec un but précis. Pas le Basenji : il est arrivé en Europe et en Amérique du Nord déjà « tout fait ». Parmi les rares changements apportés, on compte la double boucle de la queue et un tempérament plus doux. Les premiers chiens de type Basenji sont arrivés en Europe vers 1880, sous le nom de Terriers du Congo, et ont participé à Crufts dès 1895. Malheureusement, ces premiers imports ont tous été emportés par la maladie de Carré, faute de vaccins.
C’est en 1936 que Mme Olivia Burns réussit à importer et élever des Basenjis en Angleterre. À Crufts en 1937, la race suscite un vif intérêt, et des exportations vers les États-Unis et le Canada suivent. Les importations de 1937 et 1938 contribuent à la diversité génétique avant l’interruption causée par la guerre, durant laquelle Mlle Veronica Tudor-Williams fait tout en son pouvoir pour sauver la race. Les éleveurs ont ensuite établi le Basenji tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Santé
Une race généralement saine
Le Basenji est une race généralement saine. Comme pour tout élevage responsable, il est important de connaître les particularités de la race et de réaliser tous les tests de santé nécessaires afin de prévenir la transmission de maladies à la descendance.
Tests recommandés par l’OFA pour la race
- Yeux — annuellement
- Hanches — à partir de 2 ans
- Thyroïde — annuellement
- PRA (cécité nocturne du Basenji) — test ADN
- Fanconi — test ADN
Diversité génétique
Le Basenji a un coefficient de consanguinité (COI) élevé, puisque le bassin de reproducteurs est resté relativement petit au fil des années. L’AKC a approuvé certains accouplements avec des chiens provenant directement d’Afrique afin de diversifier la génétique.
Contrairement à la plupart des chiens domestiques, la femelle Basenji n’a ses chaleurs qu’une fois par année, généralement à l’automne.

Le standard
Léger, carré et aristocratique
Le Basenji est un chien de construction légère, à l’ossature fine, haut sur pattes par rapport à sa longueur. Le standard décrit son allure comme aristocratique. La tête est ridée, les oreilles sont droites, et les yeux foncés en forme d’amande sont disposés obliquement.
Le cou est galbé; la poitrine bien descendue remonte vers un flanc bien marqué. La queue, attachée haut, s’enroule en boucle serrée sur la colonne pour s’appuyer contre la cuisse, en boucle simple ou double. Le Basenji est carré : aussi haut que long. Le poil est court, luisant, serré et très fin.
Fun fact : le Basenji court au double galop suspendu, comme les lévriers!
| Mâle | Femelle | |
|---|---|---|
| Hauteur | 17 po (± 1 po) | 16 po (± 1 po) |
| Poids | 21–24 lb | 20–22 lb |
- Couleurs : rouge et blanc, noir et blanc, tricolore (noir, feu et blanc), bringé et blanc. Les pattes, le bout de la queue et le ventre sont blancs.
- Pelage : court et plat, toilettage minimal
- Classification CCC et AKC : chiens courants (groupe 2)
- Traits particuliers : oreilles droites, queue en tire-bouchon

Tempérament
Un chien de meute, proche de ses instincts
Avant tout, il faut comprendre que le Basenji est un chien de meute, très proche de ses besoins primaires. Il se prélassera au soleil avec ses congénères, chassera les petits animaux et reniflera tout sur son passage. Il vous inclura dans sa meute et se blottira contre vous pour se réchauffer et vous démontrer son affection.
Le Basenji n’aboie pas, mais il n’est pas muet! Son cri est souvent comparé à un gloussement ou à une sorte de yodel. Il utilise sa voix et ses grognements pour communiquer avec vous et avec les autres chiens : ce n’est pas de l’agressivité, c’est simplement un chien très expressif. On le décrit comme intelligent, indépendant, têtu, affectueux et actif. Il est réservé avec les étrangers.
Il ne cherche pas à faire plaisir à son humain : vivre avec un Basenji, c’est apprendre à faire des compromis et, par-dessus tout, avoir un bon sens de l’humour. Il agira en fonction de lui-même et de ce qui lui rapporte le plus.
Un Basenji atteint généralement sa maturité vers 3 ans et devient alors plus sélectif avec les chiens — et même les humains — qu’il rencontre. Il est important que les premières rencontres soient positives et bien encadrées afin de réduire les risques d’incidents.
Ce n’est pas une race pour tout le monde, et encore moins une race facile. Faites bien vos recherches avant d’adopter un Basenji, et assurez-vous de pouvoir répondre à ses besoins une fois qu’il fera partie de la famille.
Besoins
Au quotidien
| Besoin | Au quotidien |
|---|---|
| Activité physique | 45 min à 1 h par jour |
| Mastication | 1 activité par jour |
| Activité mentale | 1 casse-tête ou courte séance d’entraînement par jour |
| Niveau d’énergie | Moyen à élevé |
| Capacité à rester seul | Faible |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans |

